Les meilleures idées ont une ponctualité catastrophique. Elles apparaissent sous la douche, dans un ascenseur, au milieu d’une phrase importante ou exactement trois secondes avant de s’endormir.
Personne ne leur a officiellement demandé de respecter un calendrier, et c’est peut-être précisément le problème.
Le phénomène de la pensée imprévisible
Une idée peut commencer par une question simple : « Et si ? » Puis, quelques instants plus tard, on se retrouve à comparer mentalement la vitesse d’un parapluie avec celle d’une bibliothèque.
Cette progression est parfaitement discutable, mais elle semble étonnamment naturelle.
Quelques situations particulièrement favorables à l’apparition d’idées inutiles :
- Lorsque vous cherchez vos clés.
- Pendant une réunion particulièrement longue.
- Juste après avoir éteint la lumière.
- En attendant que l’eau bouille.
- Au moment précis où vous devez répondre à un message simple.
Des pensées qu’il faudrait peut-être noter
Le problème n’est pas d’avoir des idées. Le problème consiste à croire qu’on s’en souviendra demain.
Le cerveau affirme alors avec confiance : « Impossible d’oublier quelque chose d’aussi brillant. » Le lendemain, il ne reste généralement qu’un souvenir flou impliquant une bicyclette, une couleur jaune et le mot « probablement ».
Certaines idées disparaissent parce qu’elles n’étaient pas prêtes. D’autres disparaissent parce qu’on n’avait pas de stylo.
Faut-il vraiment chercher une logique ?
Peut-être pas. Une idée n’a pas toujours besoin d’être utile immédiatement. Elle peut simplement attendre dans un coin, entre une ancienne liste de courses et un projet de grande ampleur abandonné après deux paragraphes.
L’essentiel est peut-être de lui laisser suffisamment d’espace pour devenir autre chose. Ou une soupe. Cela dépend beaucoup du contexte.


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