Actions de sensibilisation « Santé mentale et harcèlement
2 actions de sensibilisation — 18 jeunes participant·es au total
Des ambassadeurs en santé mentale, accompagnés par la Fondation Falret, sont intervenus au PAEJ afin de sensibiliser les jeunes à la santé mentale et au harcèlement. Il s’agit de jeunes volontaires en service civique, formés et accompagnés pour animer des actions de sensibilisation auprès d’autres jeunes. Leur intervention a favorisé une parole plus accessible, car les échanges se sont faits entre pairs, dans un cadre moins institutionnel.
L’atelier santé mentale a permis d’aborder le stress, le mal-être, l’isolement et les signes qui peuvent alerter sur une situation de souffrance psychologique. Les ambassadeurs ont proposé une approche interactive, avec des supports visuels et un temps d’échange entre jeunes.
Les discussions ont aidé les participant.es à mieux repérer certains signaux : changement brutal de comportement, isolement prolongé, rupture avec les habitudes ou repli sur soi. Cette action a rappelé aux jeunes qu’ils ne sont pas obligés de rester seuls face à une difficulté.
Le second atelier a porté sur le harcèlement physique et le cyberharcèlement. Après une présentation des différentes formes de harcèlement, un débat a permis aux jeunes d’échanger à partir de situations vécues ou observées.
Un jeune a témoigné d’une situation de harcèlement subie depuis l’école primaire. À la suite de cette intervention, il a été orienté vers l’association Solienka pour un accompagnement thérapeutique familial. L’accompagnement est toujours en cours et une amélioration de son comportement et de son bien-être a été observée.
Cette situation avait déjà été repérée lors de la Mission Papillagou. Les éléments transmis à l’équipe éducative ont permis de confirmer les faits de harcèlement et d’apporter des réponses dans l’établissement. L’action a également permis une prise de conscience collective autour des conséquences du harcèlement. Au cours de l’année, plusieurs collégiens sont venus au PAEJ pour parler de violences, de conflits ou de mal-être vécus dans leur établissement. Deux situations ont notamment pu être désamorcées avec l’appui des équipes éducatives.
« Merci pour cette intervention. Ce n’est pas facile pour moi d’en parler aujourd’hui, mais c’est important. J’ai été harcelé toute mon année de 6e. »
